Auteur : Vincent Dautancourt

Actualités estoniennes 16-30 avril 2016

Désormais thème permanent de l’actualité, la campagne pour l’élection présidentielle a été marquée par plusieurs événements. Plusieurs personnalités ont exprimé leurs ambitions (plus précisément leur disposition à être candidat si on leur proposait), dont Marina Kaljurand ; la ministre des affaires étrangères. Le parti Vabaerakond organise de son côté des rencontres avec quelques prétendants. Si un candidat peut émerger à tout moment, une liste de personnalités revient constamment. Il semblerait qu’une expérience internationale soit une condition requise pour prétendre au poste de président. On trouve ainsi plusieurs anciens ambassadeurs ou ancien responsable européen parmi les candidats évoqués (M. Kaljurand, M. Helme, J. Jõerüüt, S. Kallas, J. Luik). Dans le même temps, les déclarations officielles ou officieuses entraînent une chasse aux casseroles dans les médias. Le passé des candidats est scruté en détail. Jaak Jõerüüt doit répondre de son refus de signer la Lettre des 40 (contre la russification) en 1980, Marina Kaljurand se trouve confrontée à ses origines russes et notamment aux activités de sa mère pendant l’époque soviétique. Les avis sont partagés quant à la nécessité de fouiller les faits et gestes des candidats potentiels. Du côté du gouvernement, plusieurs décisions ont été annoncées. Premièrement, la coalition au pouvoir s’est mise d’accord sur une nouvelle stratégie budgétairepour la période 2017-2020 avec un investissement de 155,5 millions d’euros sur quatre ans. L’action de l’Etat estonien concernera avant tout la réforme territoriale, l’aménagement de la frontière orientale, le...

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Actualités estoniennes 1er-15 avril 2016

Après la banqueroute de la compagnie nationale Estonian air à l’automne dernier, c’est au tour de la compagnie Avies de mettre fin à ses activités. L’arrêt des vols n’est pas dû à difficultés économiques ou à une décision politique, mais à des manquements aux règles de sécurité. Cette décision du service de l’aviation a pour principale conséquence l’interruption des liaisons aériennes entre Tallinn et les îles de Saaremaa et de Hiiumaa. Les deux principales îles estoniennes ne sont donc reliées au continent que par ferry. Le rétablissement des vols n’est pas encore prévu, mais la compagnie Nordica a exprimé son intérêt pour ce marché. Au Riigikogu, le choix du Parti du Centre de nommer Priit Toobal, son secrétaire national, au sein de la commission de contrôle du financement des partis a suscité une opposition unanime rare des autres partis représentés au parlement. Priit Toobal a été condamné au pénal l’an dernier pour faux. Ces adversaires politiques voient donc d’un mauvais œil sa nomination, même si le vice-président de la commission concernée Kaarel Tarand a rappelé que Toobal ne pourrait pas être impliqué dans les dossiers relatifs au Parti du Centre. Une proposition de loi a été déposée par les cinq autres groupes parlementaires pour empêcher la nomination de toute personne condamnée au sein de la commission de contrôle. Pendant quelques jours, l’actualité a été occupée par un débat concernant la réforme du...

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Actualités estoniennes 16-31 mars 2016

Très attendu en Estonie, le rapport final de la Commission européenne relatif aux aides du gouvernement estonien à la compagnie Estonian air a été rendu public le 18 mars. Il ressort du texte que les autorités européennes ont justifié leur décision de déclarer les aides de l’Estonie à la compagnie illégales par l’absence d’une vision économique claire. Le document pointe du doigt les multiples changements de stratégie de développement. Ainsi, la banqueroute de la compagnie nationale a été principalement due à des incapacités de gestion plutôt qu’à une infraction aux règles de la concurrence. Si l’élection de l’année sera inévitablement l’élection présidentielle à la fin de l’été, une autre élection fait l’actualité : l’élection du président du Comité olympique estonien. Ce scrutin marque la fin d’une saga judiciaire dans laquelle était impliquée Neimar Seli, ancien président du directoire de Port de Tallinn et président du COE. Condamné pour corruption, Seli a démissionné. L’élection de son successeur fait l’actualité car le poste a attiré un certain nombre de personnalités politiques, sportives et du monde économique. Trois candidats ont obtenu un nombre suffisant de soutiens de la part des différentes fédérations : Jüri Ratas, vice-président (Parti du Centre) du Riigikogu et président de la Fédération estonienne de basketball, Urmas Sõõrumaa, chef d’entreprise qui a fait fortune notamment dans l’immobilier, et Tõnu Tõniste, double médaillé olympique en voile, porte-drapeau de l’Estonie aux Jeux de Sydney, reconverti...

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Actualités estoniennes 1er-15 mars 2016

Au début du mois de mars, les ministres estoniens ont été actifs sur plusieurs fronts. Tout d’abord, le gouvernement a tenu un conseil des ministres délocalisé dans l’Ida-Virumaa. Touché par les difficultés économiques, cette région du nord-est de l’Estonie a été à plusieurs reprises au cœur de l’actualité en raison de fermeture d’entreprises. Afin de contrer cette situation, le gouvernement a notamment adopté une mesure présentée par le ministre des affaires sociales Jevgeni Ossinovski (social-démocrate) qui propose de compenser une partie des charges salariales pour les entreprises locales qui embauchent au moins 20 chômeurs de la région. De son côté, le ministre estonien de la défense Hannes Hanso (social-démocrate) a rejeté le 4 mars la demande d’entrée en Estonie du chœur Alexandrov(groupe de chants et de danse de l’armée russe) qui devait s’y produire. Selon la législation estonienne, seuls les membres de forces armées entretenant des relations avec les autorités estoniennes peuvent être autorisés à venir en Estonie. Or, depuis le printemps 2014 et l’annexion de la Crimée par la Russie, toute coopération bilatérale russo-estonienne a cessé, entraînant ainsi l’annulation des représentations (qui ne sont pas non plus tenues en Lettonie et en Lituanie). Thématique présente dans de nombreux pays, la question des applications mobiles offrant des services de transport (comme l’Américain Uber) est également au cœur de l’actualité en Estonie. Afin d’accompagner cette nouvelle tendance, le gouvernement estonien a décidé de légiférer...

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Actualités estoniennes, 16-29 février 2016

L’un des temps forts de ces deux dernières semaines en Estonie a inévitablement été la fête nationale, le 24 février. Outre les événements rituels de ce jour (levée du drapeau au sommet de la tour Pikk Hermann, parade militaire et réception présidentielle), ce 24 février s’est distingué pour plusieurs raisons. Il s’agissait tout d’abord de la dernière fête nationale du mandat de Toomas Hendrik Ilves. Son discours a donc été attendu avec encore plus d’intérêt. Le président estonien a entre autres abordé la question de l’accueil des réfugiés, appelant à une plus grande ouverture de la société estonienne, et a critiqué le travail gouvernemental, pointant du doigt les querelles inutiles entre les trois membres de la coalition. En parallèle des festivités officielles, plusieurs manifestations ont été organisées par les groupes d’extrême-droite. Le Parti de l’Unité populaire (Rahva Ühtsuse Erakond) de Kristiina Ojuland et le mouvement Soldats d’Odin ont manifesté dans le parc Tammsaare (Tallinn) pour réclamer le rétablissement de l’initiative populaire en Estonie telle qu’elle existait avant 1940. En soirée, le mouvement des jeunes du Parti populaire conservateur, le Réveil bleu (Sinine Äratus), a organisé une marche aux flambeaux (environ 1000 participants) dans les rues de la vieille ville pour appeler à la protection et à la conservation de l’identité estonienne. Dans un registre bien moins sérieux, la réception présidentielle en tant qu’événement people et médiatique de l’année – seul le concours de l’Eurovision fait...

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Actualités estoniennes, 1er-15 février 2016

Après l’annonce du licenciement de 500 personnes dans l’Ida-Virumaa par le groupe VKG il y a quelques semaines, c’est maintenant au tour du groupe finlandais PKC, spécialiste de la fabrication de câbles pour l’industrie automobile, d’annoncer la fermeture de son usine de Keila (Harjumaa) en mars 2017. L’une des justifications avancées est l’augmentation du coût du travail en Estonie et la production doit être relocalisée en Lituanie et en Russie. 613 personnes vont perdre leur emploi. Toutefois, l’entreprise ne quitte pas totalement l’Estonie puisqu’elle y maintient son centre de développement pour l’Europe et l’Amérique latine. Dans l’agro-alimentaire, le groupe laitier Tere est lui menacé de faillite. Si elle avait pu initier un partenariat avec le Japon à l’exportation, alternative au marché russe désormais fermé, l’entreprise n’a pas pu pérenniser la coopération. Les difficultés du secteur laitier s’ajoutent à celles de l’industrie du porc touchée la crise de la peste porcine illustrées par la fermeture en janvier de l’usine de viande de Vastse-Kuuste (Põlvamaa). Sur le plan politique, les partis politiques suivent avec attention l’évolution de leur cote de popularité. Le Parti du Centre d’Edgar Savisaar demeure le parti le plus populaire (26% selon un sondage Turu-Uuringute AS) devant le Parti de la Réforme du Premier ministre Taavi Rõivas (17%), devant le Parti social-démocrate et Vabaerakond (13%) et le Parti populaire conservateur (EKRE) (12%). Avec 7%, Isamaa ja Res Publica Liit (droite) voit sa popularité...

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Actualités estoniennes, 16-31 janvier 2016

La santé de l’économie estonienne a été au cœur des semaines passées en Estonie. Mi-janvier, le groupe Viru Keemia Grupp (VKG), spécialiste des schistes bitumineux et producteur d’électricité, a annoncé la suppression de 500 emploisdans ses usines de l’Ida-Virumaa en raison de la baisse des cours du pétrole. Cette nouvelle a permis d’évoquer les difficultés récurrentes de cette région en crise depuis la chute de l’URSS et les menaces qui pèsent sur elle. À partir du 1er avril 2016, environ 500 chauffeurs de taxi de Narva pourraient eux aussi perdre leur emploi lorsque la nouvelle loi sur les transports publics entrera en vigueur. Selon cette dernière, les chauffeurs devront justifier d’une maîtrise de l’estonien de niveau B1, or dans une ville presque totalement russophone, l’estonien est peu maîtrisé, ce qui menace donc tout le secteur. Dans le même temps, un symbole estonien a lui cessé d’exister. Condamnée à l’automne, par la Commission européenne à rembourser des aides illégales de l’État estonien, la compagnie aérienne Estonian air a été définitivement mise en faillite. De son côté, la nouvelle compagnie aérienne Nordic Aviation poursuit son développement. Après deux mois d’existence, elle loue désormais son premier avion et va désormais pouvoir proposer un service en estonien. La flotte doit être complétée dans les mois à venir et la compagnie, actuellement dépendante de partenaires européens, devrait devenir plus autonome pour l’été. Sur la scène politique,...

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Actualités estoniennes, 1er-15 janvier 2016

Le début de 2016 a marqué la fin des grands événements culturels qui se sont déroulés en 2015 et le lancement de plusieurs manifestations qui dureront pendant l’année à venir. En Estonie, 2016 sera l’année de la culture de la mer. Dirigé par le Musée estonien de la Mer, le programme met à l’honneur la culture des populations littorales et l’importance de la mer dans l’identité et la culture estoniennes. La première semaine de l’année a mis également à l’honneur le célèbre joueur d’échecs Paul Keres (1916-1975) à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance. Diverses manifestations ont été organisées pour l’honorer, dont un tournoi d’échecs à Tallinn, et une sculpture a été inaugurée à Narva, sa ville natale. Déjà présent sur les anciens billets de 5 couronnes estoniennes, le portrait de Keres figure maintenant sur une pièce commémorative de 2 €. La fédération internationale d’échecs a déclaré 2016 « Année Paul Keres ». Le 7 janvier, le village d’Obinitsa (en pays seto, au sud-est de l’Estonie) a de son côté célébré la fin de l’année culturelle finno-ougrienne en présence du président de la République. Le titre de capitale culturelle finno-ougrienne, reçu un an plus tôt, a été transmis à la Hongrie. 2016 marque le lancement d’un projet initié en octobre 2015 par le ministère de la culture. Depuis le 1er janvier, et pour une période de trois ans, cinq écrivains et cinq artistes estoniens reçoivent un...

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