Auteur : Vincent Dautancourt

Actualités estoniennes, 16-29 février 2016

L’un des temps forts de ces deux dernières semaines en Estonie a inévitablement été la fête nationale, le 24 février. Outre les événements rituels de ce jour (levée du drapeau au sommet de la tour Pikk Hermann, parade militaire et réception présidentielle), ce 24 février s’est distingué pour plusieurs raisons. Il s’agissait tout d’abord de la dernière fête nationale du mandat de Toomas Hendrik Ilves. Son discours a donc été attendu avec encore plus d’intérêt. Le président estonien a entre autres abordé la question de l’accueil des réfugiés, appelant à une plus grande ouverture de la société estonienne, et a critiqué le travail gouvernemental, pointant du doigt les querelles inutiles entre les trois membres de la coalition. En parallèle des festivités officielles, plusieurs manifestations ont été organisées par les groupes d’extrême-droite. Le Parti de l’Unité populaire (Rahva Ühtsuse Erakond) de Kristiina Ojuland et le mouvement Soldats d’Odin ont manifesté dans le parc Tammsaare (Tallinn) pour réclamer le rétablissement de l’initiative populaire en Estonie telle qu’elle existait avant 1940. En soirée, le mouvement des jeunes du Parti populaire conservateur, le Réveil bleu (Sinine Äratus), a organisé une marche aux flambeaux (environ 1000 participants) dans les rues de la vieille ville pour appeler à la protection et à la conservation de l’identité estonienne. Dans un registre bien moins sérieux, la réception présidentielle en tant qu’événement people et médiatique de l’année – seul le concours de l’Eurovision fait...

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Actualités estoniennes, 1er-15 février 2016

Après l’annonce du licenciement de 500 personnes dans l’Ida-Virumaa par le groupe VKG il y a quelques semaines, c’est maintenant au tour du groupe finlandais PKC, spécialiste de la fabrication de câbles pour l’industrie automobile, d’annoncer la fermeture de son usine de Keila (Harjumaa) en mars 2017. L’une des justifications avancées est l’augmentation du coût du travail en Estonie et la production doit être relocalisée en Lituanie et en Russie. 613 personnes vont perdre leur emploi. Toutefois, l’entreprise ne quitte pas totalement l’Estonie puisqu’elle y maintient son centre de développement pour l’Europe et l’Amérique latine. Dans l’agro-alimentaire, le groupe laitier Tere est lui menacé de faillite. Si elle avait pu initier un partenariat avec le Japon à l’exportation, alternative au marché russe désormais fermé, l’entreprise n’a pas pu pérenniser la coopération. Les difficultés du secteur laitier s’ajoutent à celles de l’industrie du porc touchée la crise de la peste porcine illustrées par la fermeture en janvier de l’usine de viande de Vastse-Kuuste (Põlvamaa). Sur le plan politique, les partis politiques suivent avec attention l’évolution de leur cote de popularité. Le Parti du Centre d’Edgar Savisaar demeure le parti le plus populaire (26% selon un sondage Turu-Uuringute AS) devant le Parti de la Réforme du Premier ministre Taavi Rõivas (17%), devant le Parti social-démocrate et Vabaerakond (13%) et le Parti populaire conservateur (EKRE) (12%). Avec 7%, Isamaa ja Res Publica Liit (droite) voit sa popularité...

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Actualités estoniennes, 16-31 janvier 2016

La santé de l’économie estonienne a été au cœur des semaines passées en Estonie. Mi-janvier, le groupe Viru Keemia Grupp (VKG), spécialiste des schistes bitumineux et producteur d’électricité, a annoncé la suppression de 500 emploisdans ses usines de l’Ida-Virumaa en raison de la baisse des cours du pétrole. Cette nouvelle a permis d’évoquer les difficultés récurrentes de cette région en crise depuis la chute de l’URSS et les menaces qui pèsent sur elle. À partir du 1er avril 2016, environ 500 chauffeurs de taxi de Narva pourraient eux aussi perdre leur emploi lorsque la nouvelle loi sur les transports publics entrera en vigueur. Selon cette dernière, les chauffeurs devront justifier d’une maîtrise de l’estonien de niveau B1, or dans une ville presque totalement russophone, l’estonien est peu maîtrisé, ce qui menace donc tout le secteur. Dans le même temps, un symbole estonien a lui cessé d’exister. Condamnée à l’automne, par la Commission européenne à rembourser des aides illégales de l’État estonien, la compagnie aérienne Estonian air a été définitivement mise en faillite. De son côté, la nouvelle compagnie aérienne Nordic Aviation poursuit son développement. Après deux mois d’existence, elle loue désormais son premier avion et va désormais pouvoir proposer un service en estonien. La flotte doit être complétée dans les mois à venir et la compagnie, actuellement dépendante de partenaires européens, devrait devenir plus autonome pour l’été. Sur la scène politique,...

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Actualités estoniennes, 1er-15 janvier 2016

Le début de 2016 a marqué la fin des grands événements culturels qui se sont déroulés en 2015 et le lancement de plusieurs manifestations qui dureront pendant l’année à venir. En Estonie, 2016 sera l’année de la culture de la mer. Dirigé par le Musée estonien de la Mer, le programme met à l’honneur la culture des populations littorales et l’importance de la mer dans l’identité et la culture estoniennes. La première semaine de l’année a mis également à l’honneur le célèbre joueur d’échecs Paul Keres (1916-1975) à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance. Diverses manifestations ont été organisées pour l’honorer, dont un tournoi d’échecs à Tallinn, et une sculpture a été inaugurée à Narva, sa ville natale. Déjà présent sur les anciens billets de 5 couronnes estoniennes, le portrait de Keres figure maintenant sur une pièce commémorative de 2 €. La fédération internationale d’échecs a déclaré 2016 « Année Paul Keres ». Le 7 janvier, le village d’Obinitsa (en pays seto, au sud-est de l’Estonie) a de son côté célébré la fin de l’année culturelle finno-ougrienne en présence du président de la République. Le titre de capitale culturelle finno-ougrienne, reçu un an plus tôt, a été transmis à la Hongrie. 2016 marque le lancement d’un projet initié en octobre 2015 par le ministère de la culture. Depuis le 1er janvier, et pour une période de trois ans, cinq écrivains et cinq artistes estoniens reçoivent un...

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