Auteur : Asko Varik

Louis Villecourt, un patriote estonien oublié

Une place particulière dans l’histoire des relations culturelles franco-estoniennes a été occupée entre les deux guerres par un Français du nom de Louis Villecourt. Si ses contacts avec l’Estonie ont été interrompus précocement par la mort, il n’en a pas moins joué un rôle aussi important, sinon plus, que les autres Français établis en Estonie à cette époque. En témoigne notamment le fait que, malgré la brièveté de son séjour en Estonie, une notice lui a été consacrée dans le Dictionnaire biographique estonien. Le nom de Louis Villecourt, relativement connu en Estonie à l’époque, a été quelque peu oublié...

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Les associations «estoniennes» à Paris entre les deux guerres

Les relations entre l’Estonie et la France commencèrent à s’intensifier à partir des premières années du XXe siècle. À cette époque, Paris devint une destination privilégiée non seulement pour les réfugiés politiques, mais également pour les artistes, les écrivains et les acteurs culturels estoniens. Grâce au groupe Noor-Eesti, les Estoniens prirent conscience de l’importance de Paris en tant que centre culturel et scientifique, et la culture française influença fortement les œuvres des créateurs estoniens. La naissance de la république d’Estonie fit surgir de nouvelles possibilités et de nouvelles conditions pour le développement des relations franco-estoniennes, qui allaient désormais prendre la forme de relations politiques, économiques et culturelles entre deux États indépendants. En Estonie, de nombreuses associations furent fondées, notamment entre 1921 et 1923, en vue de promouvoir ces relations et de propager la connaissance de la culture française. Fort logiquement, on s’efforca également de créér des associations «estoniennes» à Paris. Celles-ci étaient nécessaires d’une part pour développer les relations entre les deux pays et, d’autre part, pour regrouper les Estoniens de Paris. La question est de savoir si ces objectifs auraient pu être remplis par une seule association ou s’il était nécessaire d’en créer plusieurs. Manifestement, les diplomates estoniens ne se posèrent pas la question en ces termes. Ils agirent en fonction des nécessités et des possibilités du moment, sans disposer d’une conception d’ensemble claire et réaliste. La nature des...

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Charles Bourgeois, un prêtre français en Estonie

Un soir de décembre 1932, un Français de haute stature, âgé d’environ quarante-cinq ans, descendit du train en gare de Tallinn. Il était loin, alors, de se douter que le destin le lierait à l’Estonie pendant près de treize ans. Ce Français, jésuite et prêtre de rite oriental, s’appelait Charles Bourgeois. Bien qu’il n’ait pas laissé de trace aussi profonde que Lucien Rudrauf ou Jean Cathala, cela ne signifie pas pour autant que son activité ait été négligeable ou n’ait pas attiré l’attention, ni qu’il soit resté inconnu du public. Sa personnalité forte et pittoresque a laissé aux gens qui l’ont côtoyé des impressions et des souvenirs très vivaces. Contrairement à d’autres Français qui ont vécu longtemps en Estonie, et dont les activités sont documentées par d’abondantes sources d’archives et de nombreux articles, les informations sur Charles Bourgeois sont beaucoup moins nombreuses. Une source essentielle est constituée par ses mémoires, rédigées à la troisième personne, Ma rencontre avec la Russie.. Relation du hiéromoine Vassily, Narva-Esna-Tartu-Moscou 1932-1946. « L’appel du pays russe » Bourgeois n’a pas été conduit en Estonie par la volonté de propager le catholicisme, mais par un rêve plus général, plus important et, pour les Estoniens, plus lointain. Toute ses activités et sa vie semblent avoir été soumises à un unique objectif : réunir les chrétiens dans une religion commune. Ses rêves étaient liés à la lointaine Russie, où il espérait...

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L’Institut scientifique français de Tartu de 1922 à 1941

L’apparition d’un État estonien indépendant, en 1918, ouvrit de nouvelles perspectives au développement des relations culturelles franco-estoniennes. Un certain nombre d’organisations nouvelles prirent en main la diffusion du français et de la culture française. Compte tenu de la concentration de ces organisations à Tallinn, l’existence, dans la ville universitaire, de l’Institut scientifique français de Tartu a revêtu une importance particulière pour la diffusion de la science et de la culture françaises parmi les universitaires et les intellectuels estoniens. L’idée de fonder un institut est venue de Ludvig Puusepp, neurochirurgien de réputation internationale. Dès le début de 1921, il avait...

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Les Estoniens dans les établissements d’enseignement français entre les deux guerres

Dans l’entre-deux-guerres, de nombreux Estoniens partaient chaque année étudier à l’étranger. Dans certaines disciplines, la France était pour eux une destination importante. Dès 1919, les diplomates estoniens avaient formé le projet d’envoyer en France et en Grande-Bretagne quatre cents étudiants. Le ministre d’Estonie en France, Kaarel Robert Pusta, avait obtenu des appuis dans les milieux universitaires. Mais ce projet ne put être mené à son terme, en raison du manque de devises et de la guerre d’indépendance qui se poursuivait en Estonie. Aux yeux des diplomates estoniens, l’envoi d’étudiants en France devait permettre de réduire l’influence allemande sur la jeunesse. La crainte de cette influence était justifiée par le fait qu’en Allemagne, certains étudiants estoniens finissaient par perdre le contact avec leur pays et par s’assimiler. L’Allemagne demeura toutefois, pendant longtemps, la destination privilégiée des Estoniens désireux d’étudier à l’étranger. Cette préférence était due principalement à la connaissance de la langue, mais aussi à un taux de change favorable et à des frais de voyage modérés. Les études en France coûtaient en effet relativement cher. Ainsi, en 1923, l’université de Tartu devait verser à ses boursiers qui partaient étudier en France ou en Finlande 1,8 fois plus (18 000 marks estoniens par mois) qu’à ceux qui allaient étudier en Allemagne (10 000 marks). Par la suite, la France devint financièrement plus accessible, comme l’indique le montant des bourses, qui reflète le...

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