Après l’immense succès de L’homme qui savait la langue des serpents (Prix de l’Imaginaire 2014 du roman étranger), un nouveau roman d’Andrus Kivirähk vient de paraître en français. Sous le titre Les groseilles de novembre : chronique de quelques détraquements dans la contrée des kratts se dissimule le roman-culte de l’auteur, Rehepapp (le gardien de la grange), paru en Estonie en 2000 et considéré comme son meilleur livre. 

Lire Andrus Kivirähk, c’est à chaque fois se donner la certitude que l’on va entrer dans un monde extraordinaire. Son précédent roman nous avait habitués à l’idée qu’il était possible d’épouser des ours, d’avoir pour meilleur ami une vipère royale ou encore de voler dans les airs à l’aide d’ossements humains. Les Groseilles de novembre démontre un peu plus les talents de conteur de l’écrivain. Nous voici cette fois immergés dans la vie quotidienne d’un village estonien à l’époque du servage. Tout pourrait y sembler normal, mais, très vite, plus rien ne l’est. Les seigneurs sont dupés par leurs serfs aidés de leurs kratts (créatures magiques assemblées à partir de vieux objets), des démons maraudent, des vaches magiques paissent sur les rivages, le diable tient ses comptes et, partout, chaque jour, les jeux de l’amour et du désir tirent les ficelles de la vie. À la fois hilarant et cruel, farce et chronique fantastique inspirée du folklore, Les Groseilles de novembre garantit un magnifique moment de lecture et offre une réflexion ironique sur l’identité estonienne.

Andrus Kivirähk
Les Groseilles de novembre : chronique de quelques détraquements dans la contrée des kratts
roman traduit de l’estonien par Antoine Chalvin
éditions Le Tripode
320 pages
ISBN 978-2-37055-031-6
Prix : 21,00 €


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