Auteur : Bernard Le Calloc'h

Kaarel Robert Pusta, d’un ministère à l’autre (1920-1924)

Cet article est consacré à une période chaotique de l’histoire estonienne : celle de la naissance de l’État estonien, où le pays est parvenu à échapper à l’emprise de deux grandes puissances européennes, l’Allemagne et la Russie. C’est dans ce contexte qu’émerge la personnalité de Kaarel Robert Pusta, qui assuma la tâche ingrate de faire connaître son petit pays et d’en obtenir la reconnaissance, malgré les doutes de la France, alliée de la Russie, sur une indépendance qui affaiblissait l’empire face à l’Allemagne. L’auteur y examine les relations entre l’Estonie et les Alliés, depuis la déclaration d’indépendance jusqu’au traité de...

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Les relations de la France et de l’Estonie à l’époque de l’indépendance (1918 – 1921)

Le 7 novembre 1917, le parti socialiste maximaliste dit « bolchevik », dirigé par Lénine, s’empare du pouvoir en Russie. C’en est fini de la Triple Entente qui unissait contre les empires centraux la France et l’Angleterre à la Russie des tzars. Sur le front occidental, l’issue de la guerre, en cette quatrième année du conflit, est plus incertaine que jamais. Las d’une tuerie qui paraît incapable d’emporter la décision, des soldats se sont mutinés. Le moral est mauvais, la faculté de résistance à l’envahisseur amoindrie. Or, voici que l’armée russe, travaillée par une propagande systématiquement défaitiste, lève la crosse en l’air, assassine ses officiers, et se débande, laissant le champ libre aux armées allemandes qui s’enfoncent jusqu’au-delà de Kiev et de Rostov. Le front oriental disparaît, ou plus exactement recule soudain de plusieurs centaines de kilomètres. L’Ukraine tout entière est occupée. Inutile de dire que cela ne fait pas l’affaire des Occidentaux. À la vérité, ils considèrent la révolution bolcheviste comme un épidode momentané, un accès de délire, une crise d’épilepsie qui très vite passera. Ils croient en la Russie « blanche » qui saura, à n’en pas douter, mâter la rébellion des « rouges », rétablir l’ordre, et reprendre les combats jusqu’à la victoire commune. Naissance de deux nations finnoises À l’Est, les peuples jusque là prisonniers de l’empire tzariste ne voient pas du tout les choses de cette façon. Ce qu’ils constatent,...

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Les cinq jours où l’Estonie a retenu son souffle : 17-22 septembre 1944

C’est un fait à peine connu et qui n’est à peu près jamais rapporté dans les ouvrages d’histoire de la seconde guerre mondiale, pas même les plus complets et les plus sérieux, que l’Estonie s’est trouvée pendant cinq jours de septembre 1944, du 17 au 22, entre le départ des troupes allemandes et la seconde invasion soviétique, avoir recouvré comme par miracle son indépendance. Durant cette courte période, en effet, le drapeau tricolore bleu-noir-blanc a été hissé sur la tour Hermann-le-long du château de Toompea, ainsi que sur quelques bâtiments officiels, mais aussi sur de nombreuses maisons particulières, tant...

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Sámuel Gyarmathi et l’estonien : aux origines de la grammaire comparée des langues finno-ougriennes

En 1799 Paraît à Göttingen, célèbre ville universitaire du duché de Hanovre, un ouvrage en latin intitulé « Affinitas linguae hungaricae cum linguis fennicae originis grammatice demonstrata », qui a pour ambition d’expliquer par la grammaire comparée l’origine finno-ougrienne de la langue hongroise, et dont la deuxième partie est consacrée à la langue estonienne. Venant après la « Demonstratio idioma hungarorum et lapponum idem esse » de János Sajnovics, parue à Copenhague en 1770, ce livre est un véritable pavé dans la mare des légendes et des contes de fées dont s’est nourrie jusque là la « tradition hunnique » hongroise. Il n’est pas exagéré...

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Abraham Hannibal et l’Estonie

Parmi les œuvres qu’Alexandre Pouchkine a laissé inachevées à la suite du duel où il trouva la mort le 27 janvier 1837 figure un roman dont seuls les sept premiers chapitres ont été rédigés. Il est intitulé Le nègre de Pierre le Grand (Arap Pietra Velikova) et rapporte la vie assurément peu banale du bisaïeul de l’écrivain. Celui-ci était en effet un Africain, né vers 1696 à Logone, sur le bord du fleuve du même nom, dans le nord de l’actuel Cameroun. Fils du roitelet local, il avait été enlevé par des marchands d’esclaves et emmené à Constantinople où, après avoir...

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